Il n’y a pas que les chiffres, analyses et évaluations qui mettent en doute le bienfondé d’une augmentation des impôts, il y a également les déclarations de quelques élus. Mme la Syndique disait haut et fort : « pas d’augmentation d’impôts avant que les effets de l’opération « SOS Communes » ne soient connus ». Le 1er août 2021 elle se félicitait de la bonne situation financière de la Commune, des 30 millions d’investissements réalisés ces 10 dernières années, en citant aussi un bon autofinancement. Malgré la bonne situation financière décrite par Mme la Syndique, la Municipalité demandait une augmentation du taux d’impôts de 4 points.
Dans le PV du CC du 25 juin 2021 on peut lire : « M. P. Dorenbos précise que la COFIN ne préconise pas une augmentation des impôts communaux, qui est du ressort de la Municipalité. Selon le développement du village, il est raisonnable d’envisager que l’augmentation de la population, conduira à une augmentation « mécanique » des recettes fiscales ».
En juin 2021, le président de la COFIN n’était autre que M. Jean de Wolf, devenu depuis, Municipal des Finances.
Pour couronner le tout M. P. Dorenbos, l’actuel président de la COFIN a lui-même déposé un rapport de minorité proposant une augmentation de 3 points pour 2022. Lors du 2ème débat du Conseil Communal, M. le Municipal Jean de Wolf qui défendait fermement lors du 1er débat la nécessité d’une augmentation de 4 points, déclarait : « La Municipalité s’aligne sur le rapport de la minorité de la COFIN ».
La Municipalité aurait-elle douté de son analyse et de sa proposition ? Ou s’agissait-il d’une manœuvre politique ? En tout cas elle n’est pas convaincante !
Alors, peut-on sur la base d’autant d’incohérences et de contradictions voter une augmentation d’impôts ?
Ma réponse est : NON !
Hans Rudolf Kappeler, Prangins